Certes, la pièce est une comédie, mais rire ne veut pas dire ne rien ressentir. Au contraire, le rire peut naitre de situations tellement désespérées qu'elles en deviennent drôles.
C'est la grosse difficulté de la scène du ballon et de celle entre le Frère Laurent et Juliette.
Dans la scène du ballon, l'impression reste légère grâce à Lucile qui reste fixée sur Ronaldo. Pourtant Juliette et Marina sont sincèrement bouleversées, elles. C'est ce qui fait ensuite le comique de la scène quand elles s'énervent sur Lucile.
Dans la scène du Frère Laurent, celui-ci est maladroit, style Woody Allen découvrant que sa fille est une ado déchainée. Occupé par l'alcool et les débats théologiques, il n'arrive pas à réagir face à Juliette qui veut mourir plutôt que d'obéir.
Enfin c'est bien beau de dire ça, mais ça n'aide pas tellement à jouer ... Et même dans les scènes plus légères souvent il est difficile de rire sans que cela fasse forcé. Pourtant si on se met tous en cercle et qu'on se force à rire sans se préoccuper d'avoir l'air crédible, on va vite être sincèrement pliés en quatre. L'idée c'est je crois de réussir à jouer avec son corps pour aider le reste à suivre.
L'autre souci est que les actions que l'on se donne pour s'aider doivent être naturelles sinon elles étouffent l'émotion. Le début de la scène aussi est très important pour cela, c'est très difficile de se mettre dans un état quand on a mal commencé. Nous avons complètement revu la scène avec Frère Laurent Vendredi dernier, j'espère qu'elle fonctionnera mieux maintenant.
mardi 28 avril 2009
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Bon jarrete de passer pour la mechante et rabajoie...sur ce point là je suis d'accord si on s'y met tous et qu'on y croit sa peut rendre le truc un peu plus vrai ! Bonne remarque
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